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Friches industrielles — Reconvertir avant le marché

Une friche industrielle est un actif sous-exploité à très fort potentiel — à condition de maîtriser les contraintes environnementales, réglementaires et urbanistiques qui en font sa complexité. Kereos identifie les friches mobilisables avant leur mise en marché et qualifie leur potentiel de reconversion : maintien d’usage productif, mutation tertiaire ou résidentielle, démolition-reconstruction.

Le marché des friches en France

La France compte plusieurs dizaines de milliers d’hectares de friches industrielles, commerciales et militaires. La loi Climat et Résilience (objectif Zéro Artificialisation Nette à 2050, ZAN) renverse l’équation foncière : la réhabilitation de friches devient prioritaire face à la consommation de terres agricoles ou naturelles. Le Fonds Friches puis le Fonds Vert ont accéléré la mobilisation, mais la difficulté reste la même — savoir laquelle est techniquement et financièrement réhabilitable.

Existant, réhabilitation, construction : trois angles d’intervention

Acquérir l’existant

Reprise d’un site industriel encore en activité ou récemment libéré, avec ses bâtiments, ses installations classées, et son histoire environnementale. L’enjeu : auditer la passifibilité (BASOL, BASIAS, ICPE), évaluer le coût de remise en conformité, anticiper la responsabilité du dernier exploitant.

Réhabiliter

Conserver tout ou partie du bâti (halles, charpentes, valeur patrimoniale) pour un nouvel usage : campus tertiaire, hôtel-restaurant, équipement culturel, logistique urbaine. Compatibilité PLU, surcoût dépollution ciblée, fiscalité de la rénovation, label HQE/BREEAM : Kereos pré-qualifie la faisabilité technique et économique.

Démolir et construire

Quand le bâti est obsolète ou pollué au-delà du raisonnable, la démolition-reconstruction reste la voie. Kereos qualifie alors la constructibilité (PLU, OAP, hauteur, COS), les contraintes de sol (étude G2/G3), et la chronologie réglementaire (déclaration de cessation d’activité, mémoire de réhabilitation, arrêté préfectoral).

Contraintes réglementaires à ne jamais sous-estimer

  • BASOL / BASIAS — bases nationales des sites pollués et anciens sites industriels. Toute friche y figurant impose un diagnostic.
  • ICPE — Installations Classées pour la Protection de l’Environnement : régime déclaratif, enregistrement ou autorisation, avec obligations de remise en état du dernier exploitant (article L.512-6-1 du Code de l’environnement).
  • Tiers demandeur — dispositif qui permet à un repreneur d’assumer la dépollution à la place du dernier exploitant (article L.512-21).
  • SIS — Secteurs d’Information sur les Sols, opposables aux permis de construire.
  • ZAN — toute artificialisation nouvelle doit être compensée ; les friches deviennent un gisement stratégique de constructibilité.
  • Loi LAURE / études d’impact — obligatoires au-delà de certains seuils.
  • Archéologie préventive — saisine DRAC quasi systématique en milieu industriel ancien.

Comment Kereos qualifie une friche

Notre moteur Qualif Immo croise pour chaque adresse : statut BASOL/BASIAS, historique ICPE, zonage PLU, OAP en vigueur, données cadastrales et mutations, BODACC du dernier exploitant, captages d’eau potable, PPRN/PPRT, périmètres patrimoniaux. La Data Room territoriale permet ensuite à un investisseur, un promoteur ou une SEM de visualiser les friches mobilisables sur un périmètre donné — avant toute commercialisation.

Questions fréquentes

Comment savoir si une friche est polluée ?

L’inscription aux bases BASOL ou BASIAS est le premier indicateur. Une étude historique et documentaire (EHD) puis un diagnostic environnemental (phase 1 et 2) sont nécessaires pour caractériser le passif réel.

Qui paie la dépollution d’une friche ?

En principe le dernier exploitant ICPE. Le mécanisme du tiers demandeur permet à un repreneur de prendre en charge la dépollution avec accord de l’administration, ouvrant la voie à des montages financiers innovants.

Une friche peut-elle être reconstructible en logement ?

Oui si le PLU le permet et si l’usage résidentiel est compatible avec la pollution résiduelle après réhabilitation. Le SIS peut imposer des prescriptions au permis de construire.

Pourquoi le ZAN avantage les friches ?

La loi Climat et Résilience impose de diviser par deux la consommation foncière d’ici 2031 et d’atteindre zéro artificialisation nette en 2050. Construire sur une friche déjà artificialisée n’entame pas l’enveloppe ZAN : elle devient le foncier le plus stratégique du pays.

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